Oh, le sujet tabou! Je sens les mirettes froides et fines comme l’ambre de Mark Zuckerberg peser sur ma douce nuque. Pourquoi les « j’aime » Facebook seraient-ils intrinsèquement mauvais? En soi, pas la plus petite écorchure de riquiqui infinitésimale de perniciosité n’est présente dans ce concept… Seulement… L’angoisse?

AH! Vais-je recevoir ma dose dose d'attention?

AH! Vais-je recevoir ma dose dose d’attention?

Si le peuple de ce réseau social clique relativement rarement sur le bouton « like » pour un post, est-ce parce que celui-ci est si moche? Ah, mais je maitrisais déjà cette information… Eh oui, les dents crochues dont la forme rappelle les sangliers sauvages et la peau parsemée de bosses irrégulières suppurant du sébum ne séduisent point l’entièreté de la population universelle. (Le papounet, il dit que la photo est spéciale! Unique, comme un flocon de neige!) Mais peut-être que ce physique de callipyge ne possède aucun lien avec l’insuffisance de « j’aime »… Ah mais oui! Il est clair que mes propos ne sont pas suffisamment sagaces et clairvoyants pour plaire à la majorité…

 

« Vous pouvez être frappé du manque de solidité de la plupart des écrits et des productions actuelles : tout vient du manque d’étude. » Cette citation d’Elme Carros dans son essai George Sand parait tout à fait benêt, il est vrai. Ah, mais foudroyez-moi ! Comment pourrions-nous obtenir ces précieux clics, aussi utiles que l’argent Monopoly au quotidien ?

 

Ou peut-être est-ce l’antipathie suscitée ? Il est vrai que la malveillance maléfique et le despotisme tyrannique nous mènent à commettre des actes funestement barbares. Tel Gengis Khan notre chemin se parsème d’infinies batailles, dans lesquelles les arguments tels que péquenot et greluche deviennent innombrables…

 

Et puis j’angoisse, sans fin, ces deux questions résonnent dans mon esprit : pourquoi être aussi laid ? Et aussi bête ? Au moins, nous avons des camarades non virtuels… Pas vrai, petits chiots de compagnie ? Et des passe-temps, tels qu’écrire ce blogue que peu daignent lire… Oh, angoisse, quand tu nous tiens !