Dans mon coco, il n'y a pas un chat...

Dans mon coco, il n’y a pas un chat…

Haha, comment pourrais-je un jour me retrouver sans la moindre petite ampoule métaphorique pour s’allumer au-dessus de ma caboche ! Moi, qui adore vous raconter mes péripéties, en compagnie de mes acolytes (et non alcooliques comme mon si dévoué correcteur automatique me le proposait, ah ! mon cher Fredounet !) canins et mon Lapin en sucre d’orge (qui préfère conserver son anonymat sur ce blogue, n’est-ce pas Félix Laliberté de Chicoutimi né le 4 juin 1999 ?) ! Mes aventures sur la terre métaphysique des licornes ne pourraient jamais se tarir, n’est-ce pas ? Pourtant, une main glacée m’enserre la pompe à globules rouges et une brume envahit mon cerveau, empêchant mes doigts dodus de frapper rythmiquement le clavier couvert de mucus et de peaux mortes de mon ordinateur (rappelez-moi de le nettoyer, ce clavier, d’accord ?)… Serait-ce… le… syndrome… de … la… page… B. L. A. N. C. H. E. ? J’en tremble, j’en frémis mes onze boucles d’oreilles s’entrechoquent entre elles, me murmurant :  « Cliquechiccichiclic ! » (Ce qui, en langage boucle d’oreille, signifie « je frémis d’effroi devant cette horrifique possibilité »).

Devant moi, la page passe du blanc à l’ivoire, puis au blanc cassé, au blanchâtre, à l’immaculé, puis au rouge… ah non, voici mon jus de tomate renversé sur l’écran. L’écran aussi, rappelez-le-moi, compris ? COMPRIS ?

 

Ah, mais je le vois déjà, mon avenir, tout tracé d’avance ! La pente mortelle est là : cela commence avec la page blanche, puis viennent les pertes de mémoire, l’affaissement de la moitié gauche du visage, la paralysie et la mort ! Ah ! La Camarde est là, elle me toise de ses globes oculaires vitreux aux iris jaunâtres, ses pupilles irrégulières, déformées par les brasiers infernaux ! Ses yeux suppurent une humeur blanche opaque parsemée de grisailles translucides !

 

Ah oui ! Nettoyer mon clavier ! Merci du rappel !