Ne prononcer que la dénomination honnie de ces classes maudites, suffit à invoquer des hordes sordides de scorpions verdâtres à la carapace venimeuse dégoulinante d’humeurs grisâtres. À la seule évocation de cette matière abhorrée, mon échine se couvre de frissons incontrôlables. Oh oui! Une vive angoisse oppressante s’empare de mon esprit paralysé et de mon cœur perclus. Mon sang cuivré se retire des extrémités de mon corps transi de terreur.

Hélas, oui! Pour ma fiévreuse personne, de nombreux facteurs inhérents à ces leçons de sport provoquent une peur-panique relativement proche de l’hystérie.

 

Par exemple, lorsqu’approche le moment crucial de choisir les équipes qui forgeront la victoire sportive dans le feu et dans le sang, un frisson d’appréhension me saisit. Serai-je, selon l’immuable tradition, la dernière à être sélectionnée? Cette situation, synonyme de regards de biais me cause une accablante phobie de tous les diables. Non que je crois que les regards fixes de mes compatriotes pourraient se changer en rayons laser me pulvérisant de leurs froides mirettes (quoi que…), mais le malaise ambiant souligne mon absence de talent à adroitement attraper et à gracieusement lancer des ballons.

 

Car ce malveillant ballon, cet insatiable tyran de mon palpitant, je serai sensé l’attraper? Celui-ci fait de mon humiliation déshonorante son hobby. Profitant de l’effroi qu’il m’inspire, il rebondit malicieusement, puis me frappe en plein visage, laissant cette charogne aplatie qu’est mon minois tout rouge et gonflé… Sacripant! Sa nature incontrôlable, tel un vif écureuil affamé, le rend aussi ardu à saisir que de la fumée! Ce jouet malveillant et ma malhabile personne ne s’apprécieront que lorsque la vache rentrera à la maison… Oups! Anglicisme?