Ah ! La névrose ! Quel terme exquis, n’est-ce pas ? Selon Antidote 8, il s’agit d’une « Affection caractérisée par des troubles affectifs et émotionnels dont le sujet a une conscience pénible, mais qui n’altèrent pas ses fonctions mentales. » Et le stress ? « État de tension nerveuse dû à un agent extérieur. » Ces étiquettes, plus malins et mauvais qu’une bande de cyclopes borgnes et immunodéprimés, me font craindre de devoir enfiler volontairement une camisole de force pour réfréner ma tension.

Je vois de moins en moins la lumière!!

Je vois de moins en moins la lumière!!

Eh oui ! Ne vous surprenez pas : lors d’une crise de stress, mes larmes forment une fontaine de joie, semblable à celles de Walt Disney World ; mes mains, transformées en serres par les pouvoirs magiques conférés par l’angoisse, se saisissent de ma tignasse abondante pour en arracher les longueurs plus impétueuses que les chutes du Niagara; mes cordes vocales émettent une vocalise semblable à celles des banshees et d’Assurancetourix combinées. Mon torse harmonieux se convulse de spasmes irréguliers, m’apparentant à un loup-garou tourmenté en pleine transformation inopinée. Et alors, je saccage l’entièreté intégralement absolue de mon épiderme ; de mes mâchoires affamées, je déchiquette en lambeaux la peau crémeuse et lumineuse de mes bras; j’arrache toutes les aspérités possibles de mon visage et triture mon duvet.

 

Il serait alors un processus des plus aisés, mais des moins charitables de me traiter de « criss de folle ». N’ayez crainte : je n’ai que l’apparence d’un dangereux individu ; je ne suis point malveillante. Et pour tous les « tabarnak de pas ben dans tête » que vous croisez, sachez que derrière ces adjectifs vicieux, se cache une histoire que vous ignorez. Ne serait-il pas sublime de fouler un sol où les jugements ne seraient que des ombres que nous tentons de repousser, tels les détraqueurs dans «  Harry Potter » ? Alors, prononçons tous : Spectro Patronum !