Ah, et bien, ça, au moins, c’est logique, hein! L’entièreté-totale-de-la-Terre-entière-toute-au-complet-vraiment-absoluement-tout-le-monde désire « péter la santé », n’est-ce pas?! Alors c’est ici qu’une gargantuesque nuance se doit d’être apportée. Différencions ensemble les deux fascinants cas suivants.

Certains individus à l’encéphale proéminent craignent momentanément de contracter une infection lorsque ceux-ci ingurgitent un écureuil décédé depuis plusieurs jours… Il est effectivement très raisonnable de craindre d’attraper la mort si notre gastronomie quotidienne se compose de cadavres vieillis. Cette généralité s’applique également à toutes ces mauvaises habitudes addictives telles que le pourlécher les latrines, déguster les sécrétions nasales des ruminants ou bien humer les délicats fumets d’un tuberculeux.

D’autres personnes au cerveau tout aussi prodigieux (je m’inclus dans cette catégorie) ne peuvent s’empêcher de craindre d’attraper l’impétigo si elles ne se lavent pas les mains à chaque 34 minutes et trois quarts. Et ledit nettoyage des mimines ne compte pas si celui-ci ne dure pas au minimum 3 minutes et 54 secondes. Ce savonnage doit inclure un programme de 75 secondes de récurage du dos de la paluche crottée, 43 secondes de frottage des paumes maculées, un bon décrassage de l’espace souillé séparant les doigts et un astiquage en règle du « t’sour » d’ongle encrassé. Et s’il m’est impossible de me récurer les mains… Comment pourrais-je ne faire qu’envisager d’y survivre? Une seule solution s’impose, dans toute sa majesté auguste : la stérilisation par le feu purifiant! Ou bien par l’acide récurant! Et si aucun de ces moyens rédempteurs n’est à portée de main (saisissez le jeu de mots)? Ne reste que l’amputation!