Connaissez-vous mon l’existence de mon petit wouf-wouf d’amour? Ce minuscule vieillard canin possède une abominable haleine de putréfaction. Il affectionne particulièrement les tendres caresses derrière les oreilles et les chatouillis affectueux sous son collier nauséabond. Avec ses amusantes pitreries et sa joie exubérante, cet allègre sac-à-puce illumine ma vie de perpétuelle angoissée!

 

Seulement… cette source d’éternel amour n’est point immortelle. Âgé de dix printemps, dix étés, neuf automnes et neuf hivers, mon clébard collectionne désormais les cheveux d’argent. Pis pour lé moin poétiks, l’chien y’a un pié dan’tomb.

 

Je constate quotidiennement son âge vénérable : ce canidé cumule souffle au cœur, grand surpoids, hernie discale, multiples cancers, l’arthrite, problèmes respiratoires indéterminés, insuffisance hépatique*… et euphorie béate!

 

*Incroyable mais vrai : la majestueuse liste des maladies de ce chien n’est pas exagérée… d’un commun accord, la vétérinaire et moi enquêtons dans le but de savoir si cet animal n’existerait pas sous la forme d’un zombie…

 

Partant pour un stage linguistique durant la saison estivale, je crains fortement de revenir lors de funérailles canines.