Alors, cher lectorat que je chéris intarissablement*,

*Merci Antidote 8 pour ce synonyme, vous me faites paraitre intelligente et articulée. Lectorat, n’oubliez point que ceci n’est qu’une illusion.

 

Lorsque la cochlée de votre gracieuse oreille perçoit les mots « études dans une langue étrangère », celle-ci transmet à votre cervelle des impulsions électriques : ces mêmes impulsions deviennent une signification pour votre cerveau. Cette signification si particulière crée alors un sentiment chez vous… Dans le mien? Eh bien, nouvelle éclair : voici une tempête d’angoisse dans le cerveau de votre exaltée correspondante! Car, après avoir survécu à l’épreuve létale de l’immersion anglaise, quid de l’utilisation du français?

Réflexe anglophone nouvellement acquis: "It's like... kinda beautiful!"

Réflexe anglophone nouvellement acquis: « It’s like… kinda beautiful! »

Et si, prise d’une maladie rare, d’un Alzheimer précoce, je ne parvenais plus à écrire dans un français correct? Et si mes millions d’années d’études grammaticales s’étaient envolés, suite à ces cinq menues semaines d’immersion? Eh oui, quel pathétique échec! Blogue fermé, après seulement quelques mois en ligne, pour cause d’oubli permanent de la grammaire française… Eh oui, car tout comme en anglais, les adjectifs français ne s’accordent pas… N’est-ce pas? Hahaha, quelle blague! Antidote me regarde, me juge, me honnit, me dénigre, me fusille de ses yeux de pixels! Désormais, je m’exprime avec un accent anglophone qui ressemble étrangement à celui d’un hippopotame congestionné. Bercée par la douce musique de l’anglais, ma tête cubique ne s’insère plus dans les lieux d’aisance… Je songe donc à investir dans des latrines carrées. Ai-je précisé que mon premier réflexe, lors de l’écriture de cette dernière « sentence » fût d’écrire « investire » avec un « E » à la fin?