Si j’en possédais le pouvoir, est-ce que j’éliminerais entièrement le stress qui m’habite?

Ah! Le stress, délicieuse bête noire de mon esprit, sel de ma vie. Tel un adorable pachyderme domestique, il me suit, infiniment fidèle, dans l’entièreté de mes actions. Ah, bien sûr, en tant qu’étudiante en communication (et accessoirement en tant que qu’écrivaine poltronne), le stress, je le connais. Vieux amis nous sommes, nous nous faisons la bise à chaque rencontre. Une intervention parlée à la radio? Voilà l’ami, monsieur Angoisse qui pointe son museau! Un article à remettre pour le lendemain? Ce gentilhomme de monsieur Angoisse m’accompagne dans ma démarche! Un concept publicitaire à inventer? Ce galant Angoisse est toujours au rendez-vous! Quelle fidélité!

Mais voilà, ce détestable sentiment est aussi un colossal coup de pied dans mon joli séant, c’est une motivation qui fouette! Un peu sadomasochiste, il m’incite à me dépasser, à toujours être meilleure. Pour m’exprimer en digne Québécoise, ma nervosité me fait kiffer la vie, là-là! Je ne comprends pas tout à fait le concept de la perestroïka? Mon stress me murmure étudie, Étudie ÉTUDIE! Cette petite voix, que l’on pourrait « immaturement » comparer à Jiminy Criquet, me pousse à connaître chaque détail de cette politique de libéralisation de l’économie.

Mon angoisse, c’est une faiblesse que j’exploite au centuple: la preuve? Ce blogue. Donc est-ce que cette émotion est vraiment une faiblesse? J’aurais tendance à dire non. Et c’est dit en toute honnêteté: promis-juré-craché-chapeau-pointu-oreilles-en-cahoutchoux. Et est-ce que je l’éliminerais? Hahaha! Non, pour rien au monde. Je t’aime, mon petit pachyderme en sucre! (Toutefois, déstresse, le stress ne doit pas devenir détresse, tout est une question d’équilibre!)