Oupsie!

Je me confesse : j’étudie dans un domaine que j’adore et je crains. Ah, communications, tu me permets mille-et une excentricités que m’interdirait les champs professionnels que sont les sciences. Tu me permets de m’impliquer et le Logos sait que l’implication est l’amour de ma vie, encore plus que le café. Grâce à toi, ma vie ressemble à une forêt enchantée : colorée, allègre, exaltée et intrigante. Tu me donnes la possibilité de m’épanouir, telle la flore bactérienne dans un yogourt laissé au soleil deux jours consécutifs. Mais… Et si tu ne me permettais que de vivoter, accrochée à un emploi de remplisseuse de contenants de shampoing? Et si je ne pouvais vivre des délicieuses tâches que tu me permets d’accomplir? Domaine contingenté, si tu ne me proposais aucun débouché?

L’on peut souvent ouïr des réflexions telles que « Sciences humaines, c’est une formation pour être chômeur! » accompagnées d’un charmant rire gras. Et si la comm’, c’était la même chose? Du moins, c’est ce que Gaetan-Eugène, le hamster dans ma tête, me murmure, me chuchote, me dit, me crie, me hurle… Et ce cher Gaetan-Eugène, il s’époumone avec une ardeur renouvelée lorsque je réalise que je ne m’intègre pas entièrement au moule de la parfaite communicatrice. Plusieurs facteurs m’imposent comme une hurluberlue. En effet, mon amour-passion de la vénérée philosophie, mon affection pour la douce science, mon style vestimentaire hum… original, ma profonde timidité et ma tendresse pour l’opéra font de moi un Sélénite assumé. Or, plus l’on essaie d’entrer dans un moule, plus l’on ressemble à une tarte… N’est-ce pas? Et puis le pouding chômeur, ç’a un goût adorable!