Vous avez oublié de prendre des résolutions du Nouvel An? Pas de problème: il suffit de prendre des bonnes résolutions dans un moment hasardeux, comme par exemple, un 3 mars! Maintenant, voici le 34 046e article sur le web portant sur les bonnes résolutions improvisées. Eh oui, seulement ça! Étant donné que je suis une poltronne qui se revendique fièrement, je ne pouvais passer outre ce délicieux sujet! En effet, les résolutions prises sur un coup de tête et destinées à changer notre vie consistent en une occasion rêvée pour se mettre de la pression sur les épaules. En outre, ces décisions sont souvent sujettes à faire angoisser d’honnêtes gens. Oui, parce que souhaiter perdre 150 livres, c’est légèrement… Révélateur d’une contrainte néfaste pour l’estime de soi?

Mais les mauvaises idées de résolutions, quelles sont-elles? En voici un échantillon, testé et approuvé par la poltronne elle-même.

Par exemple, devenir une chèvre: pourquoi troquer ses problèmes d’humain (payer ses taxes, trouver l’amour, être incapable de savoir si l’on est sorti de la caverne selon l’allégorie de Platon…) pour des problèmes de chèvre? À mon humble avis, la question « bêler ou ne pas bêler? » est tout de même moins intéressante qu’« être ou ne pas être? » Vous l’aurez deviné, ce paragraphe n’était qu’une allégorie pour soutenir qu’il ne faut pas chercher à changer sa nature.

Avoir plus de succès; cette résolution, floue telle un bouquin lu sans lentille cornéenne ne signifie strictement rien de concret et mènera au néant. En effet, comment calculer et trouver un plan d’action pour une tâche aussi peu concrète? Seule la déception sera rencontrée sur le chemin tortueux de cette bonne résolution.

Arrêter la guerre dans le monde; bonjour, futur prix Nobel de la paix! Vous avez des pouvoirs magiques? Parce qu’à moins d’avoir le don d’ubiquité, cette tâche colossale ne semble pas à la hauteur d’un seul être humain. Elle n’est peut-être même pas réalisable pour mille.