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L’école de l’inquiétude…

L'école de l'inquiétude..., Oh, cruelle angoisse!

L’argent ne fait pas le bonheur, mais il le défait !

« ENTK, comme le disent les jeunes texteurs, M’en fou, moé ! L’cash pis moé, y’en a pas d’problème ! LOL !’»

À vrai dire, tout comme me le murmurent si gentiment les ronronnements de mon mignon clébard1 je crains de manquer de pognon (citation directe du Capitaine Krabs, patron de Bob l’éponge). À chacun de mes achats nutritionnels, je ne peux m’empêcher de me murmurer, intérieurement… Dieu ! Je n’aurais point de blé pour me sustenter, la semaine prochaine ! Je devrai me nourrir à même mon propre jardin, dévorant pissenlits, tulipes et limaçons sans distinction ! Je deviendrai alors fluette, telle une échalote parmi les fougères! Lors de ces mêmes pensées, mon palpitant accélère, ma vision se rétrécit et ma carte de débit vibre entre mes mains glissantes… Mon front se recouvre d’un mélange d’eau et d’électrolytes aussi connu sous l’appellation de perspiration.

Ceci est une subtile allégorie représentant la quantité de sueur que je produis...

Ceci est une subtile allégorie représentant la quantité de sueur que je produis…

1Ceci n’est pas une erreur, mon pitpit-pitou ronronne bel et bien… Et ces petits grognements félins sont si adorables ! À chacun de ces si charmants borborygmes, j’éprouve une sensation de fonte dans mon cœur ! Mon organe palpitant, porteur de vie et d’espoir se liquéfie, tel le goudron d’une autoroute au Québec avec le réchauffement climatique et l’apocalypse imminente ! Une si belle sensation !

 

Cependant, il m’est possible s’appaiser mes craintes quant à la préssumée unicité de cette peur : selon Pierre Côté, fondateur de l’Indice Relatif du Bonheur, lorsque l’on contracte des dettes, notre Indice Relatif du Bonheur (façon quantitative de mesurer le bonheur) chute d’environ vingt points sur un maximum de cent… Donc, l’IRB moyen d’une personne dont l’état des finances est bon est de 80,30. Celui de quelqu’un dont les finances sont mauvaises est de 62,30. On peut donc en conclure que je ne suis point un cas isolé… Et je ne puis qu’entendre quelques bons samaritains suggérer : et si l’on arrêtait de penser à l’argent ? Hahaha ! Plus facilement dit que fait, n’est-ce pas ? Sur ce point, mes babines ne suivront probablement jamais mes bottines !

L'école de l'inquiétude..., Oh, cruelle angoisse!

Entre les deux oreilles d’une anglophone nouvellement avouée!

Alors, cher lectorat que je chéris intarissablement*,

*Merci Antidote 8 pour ce synonyme, vous me faites paraitre intelligente et articulée. Lectorat, n’oubliez point que ceci n’est qu’une illusion.

 

Lorsque la cochlée de votre gracieuse oreille perçoit les mots « études dans une langue étrangère », celle-ci transmet à votre cervelle des impulsions électriques : ces mêmes impulsions deviennent une signification pour votre cerveau. Cette signification si particulière crée alors un sentiment chez vous… Dans le mien? Eh bien, nouvelle éclair : voici une tempête d’angoisse dans le cerveau de votre exaltée correspondante! Car, après avoir survécu à l’épreuve létale de l’immersion anglaise, quid de l’utilisation du français?

Réflexe anglophone nouvellement acquis: "It's like... kinda beautiful!"

Réflexe anglophone nouvellement acquis: « It’s like… kinda beautiful! »

Et si, prise d’une maladie rare, d’un Alzheimer précoce, je ne parvenais plus à écrire dans un français correct? Et si mes millions d’années d’études grammaticales s’étaient envolés, suite à ces cinq menues semaines d’immersion? Eh oui, quel pathétique échec! Blogue fermé, après seulement quelques mois en ligne, pour cause d’oubli permanent de la grammaire française… Eh oui, car tout comme en anglais, les adjectifs français ne s’accordent pas… N’est-ce pas? Hahaha, quelle blague! Antidote me regarde, me juge, me honnit, me dénigre, me fusille de ses yeux de pixels! Désormais, je m’exprime avec un accent anglophone qui ressemble étrangement à celui d’un hippopotame congestionné. Bercée par la douce musique de l’anglais, ma tête cubique ne s’insère plus dans les lieux d’aisance… Je songe donc à investir dans des latrines carrées. Ai-je précisé que mon premier réflexe, lors de l’écriture de cette dernière « sentence » fût d’écrire « investire » avec un « E » à la fin?