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L’école de l’inquiétude…

L'école de l'inquiétude..., Oh, cruelle angoisse!

Quand technologie et Mayas conspirent…

 

Voici une citation, ma foi (ou mon foie), fort charmante de l’un de mes professeurs :

 

« Mes chers élèves adorés, la terrible pollution causée par l’exécrable genre humain aura tôt fait de détruire l’entièreté de l’ingrate race humaine. Vers l’an 2040, notre paradisiaque planète ne possèdera plus un climat adapté à la survie de l’ignoble homme. Notre fin approche vélocement. »

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Oh, vague scélérate!

Après ces apaisantes déclarations consolatrices, je perdis contact avec l’univers et sombrais dans le monde magique des cyclopes (oui, je perdis connaissance)… Suis-je le seul être bipède à sombrement paniquer, à perdre les pédales mentales de ma bicyclette lorsque de pareilles considérations apocalyptiques sont évoquées? Saperlipopette!!!! Je visualise sans peine les infrastructures humaines désertées de l’entièreté de la population, ma petite bête du Gévaudan de compagnie laissée à elle seule…

 

Bogue de l’an 2000, fin du monde annoncée par les Mayas, réchauffement planétaire… Les ignobles dangers sont légion! Et lorsque je visualise ces évènements… Il me suffit de me figurer ces misérables images douloureuses pour qu’à l’instant, ma respiration se bloque dans ma trachée pour me laisser pantoise et haletante… Comment ingurgiter mes légumes, comment déglutir mon savoureux lait de soja, comment ronfler alors que le monde entier me semble si désespéré? À quoi bon continuer à vivre si mes propres petiots ne peuvent fouler la Terre à ma façon?

 

Et le soir, la maison d’enseignement ayant terminé de prodiguer ses pessimistes pronostiques, je rentre vers mon foyer, découragée… Et que vois-je à la téloche? Un film apocalyptique! Non, mais la société cessera-t-elle de tripatouiller ma fibre anxieuse?

L'école de l'inquiétude...

La valse des peurs

Rares sont les évènements aussi attendus que le bal de finissants d’une jeune colombe… Et qui dit hâte enivrante dit impitoyable pression! Eh oui! Cette hâte impitoyable est comparable à la pression qu’un obèse batracien exerce sur la poitrine d’une jeune gazelle. Les ongles impeccablement vernis de paillettes, cheveux artistiquement disposés, visage peint de teintes rutilantes… Ressembler à une marquise de Pompadour émue et apprêtée pour Louis XV est désormais un prérequis pour sa promotion de l’école secondaire… Oh, et la féroce compétition que se prêtent les jeunes souris en comparant leurs tenues de soirée:

Mode princesse... activé!

Mode princesse… activé!

Fabienne-Émilia: « Ta robe est si belle, elle m’inspire presque autant que « Le cri » de Edvard Munch! Les mille et une paillettes du jupon m’évoquent la délicate essence de la lumière étoilée! AH! Étoiles, diamants sertis dans l’étoffe de velours sombre qu’est le ciel, vous provoquez moult envolées lyriques qui se propagent sur ma langue, tels les arômes d’un vin charnu! »

Alfredine-Myrtille: « Okaaay, biatch, ‘a m’as couté mille piastres, ma c***** de robe! J’espère ben, qu’est belle! »

 

Si vous additionnez 567,43 et 769,18 (ce qui donne bien évidemment 1336,61, coût total de la robe, de la coiffure, des chaussures, des ongles, des..), vous savez en vous-même (pléonasme exquis) quel stress occasionne toute cette pression. La douleur et la hâte ressenties ne donnent qu’une envie: se coucher en chien de fusil et couver son délicieux furby, en attente d’une rédemption nerveuse ou d’une annulation de l’impitoyable évènement. L’attente anxieuse et la peur de décevoir les proches par une mise en beauté moins succulente forment un cocktail Molotov émotif. Après tout, le bal des finissants doit être mâgiiiiiiiiique pour les jolies princesses en attente d’un diplôme…

 

Mais si nous n’étions conformes aux royales attentes du culte de la beauté… Serait-ce si terrible?